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Biodiversité tu vas nous manquer !! janvier 26, 2007

Classé dans : Ma planète que j'aime !!! — punkprincess @ 10:37

sans-titre.jpgLa biodiversité est le réservoir duquel nous tirons toutes nos ressources elle nous nourrit, nous habille, nous soigne, nous chauffe. Elle nous rend quantité de services gratuits – purification de l’eau, recyclage de matière organique, production d’énergie etc.- estimés à plus du double des PNB de tous les pays réunis.Pourtant, parce que nous ne tenons pas assez compte de cette biodiversité, les espèces s’éteignent actuellement dans le monde à un rythme cent à mille fois supérieur au taux moyen observé dans l’histoire de la Terre.

On estime que d’ici 2050, 30 à 40% de la faune et de la flore aura été irrémédiablement rayé du globe. Oiseaux, amphibiens, mammifères, invertébrés, végétaux, notre planète connaît sa sixième extinction massive d’espèces. On le voit, l’essor de l’humanité n’a été rendu possible que par une exploitation intense des ressources issues du vivant.

Nous avons, en somme, puisé dans un coffre, si généreux qu’il nous semblait inépuisable. Mais nous commençons aujourd’hui à voir le fond du coffre...


La France porte une responsabilité importante dans la sauvegarde de la biodiversité planétair: elle possède le deuxième domaine maritime du monde, et abrite des écosystèmes très variés, des littoraux aux montagnes, des forêts tropicales de Guyane aux récifs coralliens d’Outre-mer. Mais la France se classe pourtant au 5ème rang mondial des pays hébergeant des espèces menacées d’extinction globale. Les raisons de cet écocide sont nombreuses : fragmentation grandissante et recul des milieux naturels, intensification des pratiques agricoles et forestières, urbanisation galopante, surpêche, épandage massif de pesticides, changement climatique, introduction d’espèces invasives.

L’Etat français s’est donné comme objectif de stopper la perte de biodiversité à l’horizon 2010. Mais malgré quelques mobilisations ponctuelles pour sauver certaines espèces menacées de disparition, il n’existe pas de politiques intégrées et cohérentes permettant de préserver la diversité biologique. En se désolidarisant des écosystèmes qui l’entourent, l’espèce humaine obère ses chances de survie. Parce que la diversité biologique est une richesse inestimable, il est déterminant de recourir à l’Etat… d’urgence ! Face à tous ces défis, nous verrons que notre niveau de connaissance actuel de la biodiversité devrait nous inciter à plus de modestie, et à plus de prudence, surtout si la question essentielle n’est pas « face aux pressions et aux changements en cours, la biodiversité peut-elle s’adapter?» mais «les adaptations qui vont se réaliser seront-elles ou non favorables à la vie humaine?»

Bernard Chavassus au Louis – spécialiste des questions liées à la biodiversité. Agrégé de sciences naturelles, docteur en sciences de l’université Paris 11, directeur de recherches à l’INRA (Institut national de la recherche agronomique.)

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Quelques chiffres pour infos :

Espèces menacées dans le monde : La liste rouge des espèces menacées à l’échelon mondial dressée par l’UICN (Union Mondiale pour la Nature) comporte 16 119 espèces sur un total de 40 177 espèces suivies, soit :

- 1 espèce sur 4 est menacée chez les mammifères,
- 1 sur 8 chez les oiseaux,
- 1 sur 3 chez les poissons

Sources : UICN et Comité français de l’UICN.

Forêts

28 hectares de forêts disparaissent chaque minute dans le monde, et le rythme de déforestation ne fait qu’augmenter. Les forêts primaires, qui se sont développés pendant des milliers d’années, concentrent près de 80 % de la diversité biologique des terres émergées de la planète et fournissent des richesses uniques et inestimables (aliments et médicaments, conservation du sol et de l’eau, purification de l’air et de l’eau, régulation du climat local…). La surexploitation de nos forêts liée à la croissance démographique et à celle du commerce forestier (transformation en terres agricoles -largement destinées aux exportations en Amérique du Sud-, prélèvement des ressources de bois pour l’industrie ou de bois de chauffe) fait aujourd’hui peser une grave menace sur les équilibres écologiques et sociaux de la planète.

Source : Banque mondiale, citée par Agenda Utile

Plus d’infos :

www.planete-nature.org

www.biodiversite2007.org

www.birdlife.org

www.reserves-naturelles.org




OGM….”90 minutes” accuse ! janvier 17, 2007

Classé dans : OGM - Perso j'en veux pas ! — punkprincess @ 4:07

Du maïs qui joue les insecticides, un soja qui ne craint pas les herbicides, des tomates qui n’en finissent pas de murir, du melon toujours un peu plus sucré…et après?

Dame nature est qelque peu troublée par les trouvaille de l’homme moderne. Mais en manipulant ainsi la matière vivante, les chercheurs ne joue-t-ils pas aux apprentis sorciers? Quels seront les bénéfices de cette inquiétante loterie où se joue, à coup de millions de dollars, l’avenir de notre agriculture, de notre alimentation, de notre santé et de notre environnememnt? Beaucoup de questions et peu de réponses fiables. Par dessus tout aucun principe de précaution !

Les experts l’affirment : manger des OGM est sans danger pour la santé. Tous les ans de nouveaux OGM arrivent dans notre assiette. Aujourd’hui pourtant deux nouvelles études scientifiques révèlent un risque toxique. Pour 90 MINUTES, Michel Despratx raconte l’histoire d’une étude secrète sur un maïs OGM. Sous couvert du secret industriel, le ministère de l’Agriculture français n’a pas voulu rendre public les résultats, alors qu’ils sont inquiétants. Cette étude montre que le maïs OGM a provoqué des lésions sur les organes des rats de laboratoire qui en ont mangé.

Comment une agence gouvernementale française, chargée de veiller à la santé des citoyens, ainsi que les instances européennes, ont-elles pu donner leur feu vert à cet OGM en connaissant cette étude ?90 MINUTES a mené l’enquête en France, en Allemagne, au Luxembourg et à la Commission européenne à Bruxelles.L’enquête révèle qu’une autre étude sur un soja OGM faite par des chercheurs italiens indépendants a mis en évidence que des souris ont subi des altérations de cellules de leur pancréas.

Voir le reportage de “90 minutes – lundi investigation” :

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Le Réchauffement climatique… Faut-il avoir peur ? janvier 12, 2007

Classé dans : Ma planète que j'aime !!! — punkprincess @ 3:33

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Tous d’accord, la terre se réchauffe ! Plus aucun scientifique ne le conteste : a Terre se réchauffe. Selon le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), un organisme qui réunit près de 4 000 chercheurs dans le monde, la température moyenne à la surface de la planète a augmenté d’environ 0,6°C au cours des 100 dernières années. En France, l’augmentation constatée depuis le début des relevés météorologiques, en 1861, est de 1°C.

L’année 2003 n’a pas dérogé à la règle. Elle s’est située au troisième rang des années les plus chaudes jamais mesurées (0,45 °C au-dessus de la moyenne 1971-2000), juste derrière… 2002. La décennie 90 regroupe à elle seule les sept années les plus chaudes du XXe siècle.

La canicule de 2003, signe du réchauffement planétaire? Durant les quinze premiers jours du mois d’août 2003, des records absolus de températures ont été battus un peu partout en France. En moyenne, les températures maximales ont dépassé de 2°C celles atteintes lors des trois derniers étés les plus chauds, à savoir ceux de 1976, 1983 et 1994.Des études menées en Europe montrent qu’il y a aujourd’hui 15 jours supplémentaires par an au cours desquels la température dépasse les 25°C, par rapport à la moyenne des années 70. Les épisodes de fortes chaleurs sont donc effectivement en augmentation.

Des prévisions malheureusement inquiétante…Selon le GIEC, la situation ne devrait pas s’améliorer dans les prochaines décennies. L’augmentation prévisible des températures entre 1990 et 2100 est comprise entre 1,4 et 5,8°C. Cette tendance devrait s’accompagner d’une multiplication des pics de chaleur : Le nombre de jours durant lesquels la température dépassera les 35°C pourrait être multiplié par cinq, l’Europe connaîtra alors un climat dit « semi-aride» Et selon le GIEC, même si l’on parvient à stabiliser les concentrations dans l’atmosphère des gaz à effet de serre responsables du réchauffement, la stabilisation des températures prendra plusieurs siècles.

Le Co2 : Fruit des activités humaines ? Pour la majorité des climatologues, il ne fait pratiquement plus aucun doute que l’homme joue un rôle essentiel dans le changement climatique. En effet, parallèlement au réchauffement observé au XXe siècle, le taux de gaz à effet de serre dans l’atmosphère s’est élevé d’environ 30%. Sur les 50 dernières années. L’analyse des carottes de glace montre que les gaz incriminés sont liés à des activités humaines. Première d’entre elles : l’exploitation à outrance des combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz naturel), qui dégagent en brûlant du dioxyde de carbone (CO2). Selon le GIEC, la quantité de CO2 dans l’air a augmenté de 30% depuis 1750 et la concentration actuelle est la plus importante jamais observée au cours des 420 000 dernières années. Si rien n’est fait, elle aura doublé d’ici à la fin du siècle. Les pays industrialisés sont les principaux responsables : un Nord-Américain émet quatre fois plus de CO2 que la moyenne mondiale, un Européen de l’Ouest deux fois plus. Les chercheurs qui étudient les climats passés ont battu un nouveau record : grâce à l’analyse de 3 kilomètres de carottes de glace prélevées en Antarctique, ils ont pu reconstruire le climat des 740 000 dernières années. Outre le fait qu’ils dépassent de 350 000 ans le record précédent, les nouveaux échantillons confirment que la période chaude la plus longue a eu lieu il y a 420 000 ans et a duré environ 28 000 ans. Une période “analogue“ -en terme de conditions atmosphériques, orbite et axe de la Terre- à celle que nous vivons actuellement. La destruction systématique des forêts tropicales participe aussi à l’élévation du taux de CO2, et à plusieurs titres : par les fumées dégagées dans l’atmosphère lors des incendies, mais aussi parce que les végétaux détruits ne jouent plus leur rôle majeur d’absorption du carbone par photosynthèse.

Vers une multiplication des catastrophes naturelles Dans un communiqué alarmiste publié à l’été 2003, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) estime pour sa part que le réchauffement risque de s’accompagner d’une multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes : canicules, tempêtes, inondations…

La biodiversité en péril D’ici à 2050, près d’un million d’espèces végétales et animales risquent de disparaître à cause du réchauffement climatique. Telle est la conclusion d’une étude internationale publiée en janvier 2004 dans la revue Nature. Les chercheurs ont évalué les conséquences de la hausse des températures sur plus d’un millier d’espèces. Ils estiment que dans le cas d’un réchauffement moyen (+1,8 à 2°C), 15 à 37% de l’ensemble des espèces seront menacées d’extinction à cause de la modification de leur habitat naturel. Les écosystèmes les plus riches, comme la grande barrière de corail en Australie, sont les plus menacés.
Explication : le corail est extrêmement sensible aux variations de température, et un réchauffement d’1°C suffit à le dégrader. La grande barrière ne peut plus être sauvée, même si des actions radicales sont prises immédiatement pour freiner le réchauffement…
Les conséquences de la hausse des températures sur la faune et la flore se font déjà sentir. Au Canada, le permafrost de l’Arctique (sol gelé en permanence) a perdu 80 000 km2 en 30 ans et la saison des glaces a raccourci, menaçant la survie des ours polaires.
En France, l’Inra (Institut national de recherche agronomique) constate que depuis 20 ans les arbres fleurissent de plus en plus tôt, et que les vendanges sont plus précoces en moyenne d’une quinzaine de jours.

La mer monte Autre source d’inquiétude : l’élévation du niveau de la mer. Chaque année depuis cent ans, celui-ci monte en moyenne de 1 à 2 mm à cause de la dilatation de l’eau sous l’effet de la chaleur et de la fonte des glaces terrestres. Le niveau de la mer pourrait gagner entre 5 et 30 cm d’ici à 2050. Si cette tendance se poursuit, de grandes métropoles côtières seront menacées d’inondations massives d’ici la fin du siècle. Certaines îles du Pacifique pourraient disparaître sous les eaux.La fonte des glaciers terrestres risque d’avoir une autre conséquence : la pénurie d’eau douce. Selon une étude publiée par le WWF fin 2003, une augmentation moyenne des températures de 4°C supprimerait la quasi-totalité des glaciers, qui représentent à eux seuls 70% des réserves mondiales d’eau douce. Plusieurs milliards de personnes seraient alors privées d’eau. Le Gulf Stream perturbé ? Paradoxe : selon certains scientifiques, le réchauffement planétaire pourrait se traduire par un refroidissement en Europe du Nord. En cause, le Gulf Stream, ce courant marin chaud venu des Tropiques qui adoucit les températures hivernales. Le réchauffement risque en effet d’entraîner une fonte des glaces et une augmentation des précipitations dans l’Atlantique Nord. Conséquence : un apport massif d’eau douce, qui risque de bloquer l’avancée des eaux salées du Gulf Stream… Avec pour conséquence une chute du thermomètre comprise entre 3 et 5°C.

Une aubaine pour les moustiques porteurs de maladies Le réchauffement risque d’avoir de graves répercussions en matière sanitaire. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une élévation de température de 1 ou 2°C dans les prochaines décennies pourrait étendre vers le nord le territoire des moustiques vecteurs de maladies tropicales, comme le paludisme ou la dengue. Les pluies plus abondantes favoriseront la multiplication de ces moustiques, qui se reproduisent en milieu humide. Ce phénomène a déjà été constaté dans les années 90 : les pluies liées au phénomène climatique El Nino avaient alors suscité des épidémies de malaria en Afrique et en Amérique du Sud. La multiplication des catastrophes naturelles (inondations, tempêtes ou sécheresses) risque également de favoriser la propagation des épidémies, en provoquant des mouvements de population et des pénuries d’eau potable.

Plus d’infos sur :

http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier179-7.php

http://www.thalassa.france3.fr/thalassa-emission.php?id_article=1557&id_rubrique=153 http://www.decroissance.info/Le-rechauffement-climatique-c-est http://www.greenfacts.org/climate-change/giec/giec.htm

http://www.criseclimatique.fr/




Des substances nocives et toxiques autour de nous…on m’aurait menti ?? janvier 7, 2007

Classé dans : Santé publique : Mais on me ment...? — punkprincess @ 8:26

100 000 substances chimiques toxiques recensés, et moi? et moi? et moi ?
Eh oui les amis, votre magnétoscope, votre parfum, votre tapis, vos savons, gels douches, shampoings, vos meubles…bref la liste est malheureusement très longue pour nous grands consommateurs que nous sommes !! Tous contiennent quelques-unes des 100 000 molécules que l’industrie chimique a introduit sur le marché européens depuis 1950. Détergents pour le ménage, lessives pour le linge, peintures, vernis, engrais, savons…les produits chimiques sont omniprésents dans notre quotidien. Cosmétiques, vêtements, mobilier, équipements électroniques n’y échappent pas!
Les plastiques et les textiles synthétiques sont d’origine pétrochimique. Les biens de consommation courante sont composés d’ingrédients ou d’additifs artificiels qui leur offrent des propriétés géniales, que nous consommateurs attendons, comme l’odeur, la couleur, la texture, la resistance aux bactéries ou au feu…etc.
Si cette chimie industrielle nous facilite la vie, elle nous empoisonne aussi chaque jour !La règlementation jusqu’alors en vigueur nous expose à tous ces dangers.

Les humains, pas seuls victimes … Biodiversité et environnement menacés

La pollution n’est pas toujours visible. Elle n’est pas toujours un phénomène spectaculaire comme une marrée noire. Invisibles à l’oeil nu, les substances chimiques industrielles, qui n’ont rien à faire dans la nature, se sont accumulées dans l’environnement au fil des décennies. On en retrouve la trace dans les milieux écologiques les plus reculés et dans l’organisme de nombreuses espèces vivantes : dauphins, baleines, ours polaires, poissons…Tous ces produits contribuent au déclin de ces espèces voire à leur extinction. C’est déjà le cas pour plusieurs espèces de poissons d’eau douce.

Mais vous, pas de stress, vous êtes hors de danger…euh ou bien ?

Vous pensiez échapper à la pollution? Erreur !Même votre logis est une source de pollution invisible. Les biens de consommation courante libèrent des additifs toxiques et polluants dans l’air que nous respiront au quotidien.
Exemple : en 2003, des enquêteurs Greenpeace sont allés passer l’aspirateur dans une cinquantaine de foyers français afin d’y prélever des échantillons de poussières.
Cette étude a démontré, entre autres, l’omniprésenc de certains additifs dangereux, comme les phtalates (additifs plastifiants du PVC) ou les retardateurs de flamme bromés (agents anti-incendie présents dans les produits électroniques, les textiles, les canapés, les plastiques, les meubles en agloméré..Etc).
Les substances comme les phtalates, au delà d’être cancérigènes, sont des substances qui menacent la fertilité des Hommes.

Un lien avec la multiplication des cancers ?

Aujourd’hui un homme sur deux et une femme sur trois sont confrontés à un cancer. Malgrès les progrès thérapeutiques, les cancers progressent car la prévention reste limitée à la lutte contre le tabac et l’alcool, et ne tiennent malheureusement pas compte des causes environnementales comme l’alimentation, la pollution, l’exposition professionnelle…etc. Pourtant les cancers qui augmentent le plus sont ceux qu’on ne peut attribuer ni au tabagisme, ni à l’alcoolisme.

En 20 ans, le nombre de cancer du sein à a été multiplié par deux, et celui des cancers de la prostate par trois. Et pourtant les instances politiques et gouvernementales n’ont pas l’air de s’interroger …

Plus d’infos : www.vigitox.org

http://www.wwf.fr/campagnes/la_chaine_de_contamination




Et si elle existait : l’OME (Organisation Mondiale de l’Environnement)…Pourrait-elle nous sauver, nous les Hommes ?

Classé dans : Ma planète que j'aime !!! — punkprincess @ 6:27

L’OME, un nouveau machin ?

L’idée de créer une Organisation Mondiale de l’Environnement n’est pas inédite. Dès la conférence de Rio en 1992, la France avait porté cette proposition, relancée notamment par L. Jospin et D. Voynet en 2001, de même que par J. Chirac au Sommet de la Terre de Johannesburg, en 2002.

L’Organisation Mondiale de l’Environnement exclurait la technocratie opaque souvent à l’oeuvre dans les grandes institutions. La transparence et la démocratie participative seraient au coeur de la gouvernance mondiale de l’environnement. Cela passerait par la contribution des ONG à la prise de décision, la reconnaissance d’un droit de pétition au niveau international et des conférences mondiales de citoyens. L’éducation à l’environnement est la base fertile de cette implication citoyenne. En mobilisant des moyens financiers et pédagogiques pour la développer, l’OME contribuerait à modifier nos modes de vie énergivores et consuméristes.

L’équité avec les pays du sud serait une seconde lutte de l’OME : formations spécifiques auprès des instances gouvernementales de ces pays et transfert de technologies propres sont autant de composantes d’une organisation mondiale de l’environnement démocratique et multipolaire, substituant le principe de responsabilité commune mais différenciée à la loi du plus puissant.

L’OME ne pourra trouver une réelle légitimité internationale que si les citoyens, les gouvernements et les milieux d’affaires y participent équitablement et sans discrimination.

L’OME serait à même de remplir ses fonctions principales : réorganiser démocratiquement la gouvernance mondiale de l’environnement, renforcer l’application des traités internationaux existants et définir les priorités futures (application cohérente des principes du développement durable, traités internationaux pour la gestion des ressources énergétiques, pour le transport maritime, l’écofiscalité et la responsabilité environnementale des entreprises), offrir une expertise scientifique et diffuser les savoirs liés à l’environnement.

Sur cette base, l’OME aurait l’assise politique et l’autorité pour faire contrepoids à l’OMC et imposer la primauté des règles de protection de l’environnement sur celles relatives au commerce. Mettre le commerce au service de l’environnement et non l’inverse, c’est là le défi majeur de l’OME, porteur d’un véritable changement de civilisation. Parce qu’un autre monde est possible !

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Si l’OME existait…

Réchauffement climatique, marée noire, contamination radioactive et génétique, érosion de la biodiversité, déforestation massive, pollution de l’air, de l’eau, des sols, déchets… Cette liste bien trop longue ne s’allonge que grâce à l’immobilisme institutionnel et l’inconsistance des politiques environnementales menées.

Si une OME voyait prochainement le jour, l’environnement connaîtrait enfin une
reconnaissance institutionnelle internationale et nul ne pourrait plus s’affranchir de sa responsabilité à l’égard de la planète et des générations futures. La pression citoyenne sur les politiques et les multinationales, catalysée par l’OME, imposerait des avancées réglementaires face à une OMC en mal de légitimité… Cette organisation permettrait également de cerner les véritables pollueurs et d’imposer une écotaxe globale sur les activités polluantes.

Si une OME était enfin créée, l’éducation à l’environnement permettrait de sensibiliser massivement les citoyens du monde à l’importance de gestes simples en faveur d’une maîtrise de notre consommation d’eau, de notre énergie, de nos déchets… Chacun pourrait alors prendre conscience que notre survie est intimement liée à la préservation de notre planète.

Plus d’info : http://www.agirpourlenvironnement.org