- Sur l’apport du nucléaire à l’économie française :

Nous exportons beaucoup d’électricité vers d’autres pays…Normalement la France devrait gagner de l’argent sur ces exportations…Pas sûr. Toutes ces exportations, guidées par le surcapacité nucléaire française, ont un impact au final négatif pour la France et son industrie à bien des égards. En effet selon une étude (Exportations de courant électrique : qui perd, qui gagne ?, Antoine Bondulle, Inestene, Novembre 2002), les coûts réels complets du transport ne sont pas couverts par les prix de vente aux pays acheteurs : les pertes ainsi consenties par la France s’échelonnent de 700 à plus de 6000 millions d’euros par an ! A méditer…
Certes avec le tout nucléaire comme pilier de la politique énergétique, la France a développé des compétences importantes dans ce domaine, mais elle se prive par ailleurs de grosses parts de marché dans les technologies du futur qui sont les technologies d’efficacité énergétique et les énergies renouvelables.
Quantitativement, les énergies renouvelables sont plus créatrices d’emplois que le nucléaire, et qualitativement ces emplois seraient beaucoup mieux répartis sur la zone géographique française, et bien sûr permettraient une production d’énergie bien plus propre. Pour exemple, en 10 ans en Allemagne, le secteur des énergies renouvelables a créé 130 000 emplois (40 000 dans l’éolien, 50 000 dans la biomasse et 18 000 dans le solaire pour ne citer que ces domaines) – Etude parue dans le Rapport Environnemental Allemand 2002. Par ailleurs 250 000 emplois supplémentaires sont prévus d’ici à 2010.
- Sur le “mix” énergétique :
L’idée du “mix” énergétique est un nouvel argument des lobby pétroliers et nucléaires qui ne peuvent nier le potentiel des énergies renouvelables. Ce concept n’a aucune réalité historique ou politique. On constate en plus que les pays qui ont développé le nucléaire sont aussi ceux qui émettent le plus de gaz à effet de serre.
Le développement des énergies renouvelables au Danemark ou encore en Allemagne, ne s’est fait qu’Ã la suite d’une politique de rupture et de sortie du nucléaire.
Ainsi il ne fait aucun doute que l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables doivent être la priorité. Il faut en conséquence qu’il y ait des moyens financiers à la hauteur de ces choix. Or le nucléaire accapare aujourd’hui toutes les ressources, notamment les budgets de recherche !
- Sur les déchets nucléaires :
Ils posent un vrai problème dans le monde entier. Il n’existe pas de solution pour gérer ces déchets hautement radioactifs. Pourtant l’industrie nucléaire ne cesse d’en produire, faisant peser une menace de plus en plus grande sur l’environnement et les générations futures. En France 1200 tonnes de combustibles usés sont produits chaque année. Mais à cela il faut aussi ajouter les résidus des mines, les déchets technologiques, le démantèlement…
Il est certains aujourd’hui qu’une partie des déchets radioactifs va fuir, contaminant les sols, les ressoucres en eau, en occasionnat des remontées de radiactivité.
- Fausses idées reçues / vraies conséquences
La prolifération du nucléaire ne peut être une mesure d’avenir : déchets dangereux, pollution des eaux, rejets radioactifs, vulnérabilité face aux attentas, risques incompressibles aux conséquences catastrophiques (on se rappelle tous de tchernobyl et de ce fameux nuage qui se serait arrêté aux frontières du rhin…hum hum…). De toute évidence le nucléaire est un contre exemple de développement durable!
Ensuite il faut savoir que les ressources d’uranium ne sont pas infinies. Si le nucléaire était amené à se développer très fortement, un problème de ressource surviendrait dans la deuxième moitié du siècle.
Le nucléaire n’apporte pas d’amélioration sur le plan des émissions de CO2, principale cause du réchauffement climatique; le nucléaire ne contribuant en effet qu’Ã 2.5% de l’énergie finale consommée dans le monde.
L’avenir énergétique de la France doit être choisi par tous les français et non par le lobby pro-nucléaire qui défend exclusivement ses intérêts. 84% des français plaident en faveur des énergies renouvelables et 77% d’entre eux souhaitent que la maîtrise de l’énergie soit développée (sondage BVA – 22 juillet 2006).
Seules la sobriété énergétique et les énergies renouvelables permettent de lutter contre le changement climatique, assurant ainsi un avenir aux générations futures.
Pour des alternatives au Nucléaire – Stop EPR :
MANIFESTATIONS SAMEDI 17MARS A 14H
A Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse
Plus d’infos :
www.stop-erp.org
www.sortirdunucleaire.org