Qui veut effacer de mauvais souvenirs de sa mémoire ? mars 19, 2007
Au moment où de mauvais souvenirs remontent à la surface, ils sont vulnérables : il est possible de les effacer sans modifier le reste des souvenirs stockés, expliquent des chercheurs français et américains.
Des médecins capables d’effacer certains souvenirs, de façon sélective….
On repense tous bien sûr, à ce magnifique film de Joël Barish, « Eternal Sunshine of the Spotless Mind»…
Les neurobiologistes ont démontré -sur des rats- qu’un souvenir associé à un traumatisme pouvait être effacé sans que les autres souvenirs soient affectés.
C’est au moment où la mémoire est réactivée que les chercheurs interviennent. Au moment du stockage des informations, la mémoire fonctionne en deux temps : l’information passe d’un stockage à court terme à un stockage à long terme. C’est la phase de consolidation. Pendant longtemps, on a pensé qu’un souvenir consolidé était intouchable et qu’aucune molécule pharmaceutique ne pouvait l’atteindre. Jusqu’Ã ce que des études suggèrent que la réactivation de ce souvenir le rendait vulnérable.
Ainsi, l’équipe de Joseph LeDoux (New York University, USA) et Valérie Doyère (NAMC/ CNRS/ Orsay, France), associée à l’époque à Karim Nader (McGill University, Canada), a déjà démontré qu’une molécule pouvait effacer un souvenir associé à un traumatisme. Pour cela, les chercheurs ont fait entendre un son à des rats avant de leur envoyer une décharge électrique sur les pattes, afin qu’ils aient peur en entendant ce son. Ensuite, ils ont injecté à certains rats un produit connu pour son effet amnésique avant de leur faire entendre le son. Le lendemain, les rats qui avaient reçu le produit n’avaient plus peur en entendant le fameux son.
Pour vérifier que cette action pharmacologiques n’affectait qu’un seul souvenir à la fois, LeDoux et ses collègues ont cette fois-ci habitués les rats à avoir peur de deux sons différents -toujours associés à des décharges électriques. Après avoir injecté le produit, ils ont fait entendre un seul des deux sons aux rats. Ces rongeurs n’avaient plus peur du son entendu sous l’effet du produit. L’autre continuait à les stresser, preuve que l’action thérapeutique était bien ciblée.
Ces travaux, publiés par la revue Nature Neuroscience du 11 mars, confirment qu’au cours du processus de reconsolidation -la réactivation du souvenir- un traitement peut effacer un souvenir. Les chercheurs espèrent que cela permettra de mieux soigner les patients qui souffrent de stress post-traumatique, un stress associé à des souvenirs traumatisants et vivaces. Cependant les résultats obtenus sur les rats n’ont pas encore été vérifiés sur l’homme…
Une histoire douloureuse à effacer ?





C’est super…mais surtout pour le côté scientifique de la chose.
De mon point de vue, évidement on à tous quelque chose en nous de Tenessse euh pardon, de douloureux , ET ?
C’est pas ça qui fait avançer l’Homme ?
Des déceptions amoureuses ? >>tu te méfiras
Un mauvais film ? tu liras les critiques d’abord,
l’école ? tu n’y inscriras pas tes gosses ?!
La mort >> Un rappel..
Et puis, j’ai l’impression que les pires souvenirs se cachent souvent parmi nos meilleurs.Non ?
J’ai attendu 23heures, planté dans un bled turc sans voiture..je n’en suis pas mort et me rappelle encore bien de cette ambiance, a manger de la pastèque sous 40 degrés.
Mes meilleures vacances, avec la personne qui comptait le plus pour moi, des paysages magnifiques, l’été, la mer mais une larme pour cette personne que je ne vois plus, c’est un tout, m’enlever un détail, serait tout me prendre.
Bon je raconte ma vie.
Ma vie n’a pas été la plus malheureuse du monde, certes, alors j’imagine quand même des applications pour des cas qui provoquent de vrais traumatismes alors on va dire que c’est tout même bien.
Je crois que G.Bush est cobaye, il a effacé le viet-nam de l’histoire américaine, ca fait 4ans aujourd’hui qu’il teste la molécule sur ses pauvres soldats en Irak..Remember March 20th 2003..ça, c’était pour le coup de gueule du jour.
Ouh ça c’est du commentaire. Un peu de “vrai” Tom c’est touchant !
Je partage complétement ton avis, et d’ailleurs c’est ce que montre bien le film aussi, le fait que ce sont nos souvenirs qui nous contruisent et nous font avancer. Sans eux, on pert une partie de soi, on pert notre identité et notre force ! Nous sommes ce que nous avons vécu, les personnes que nous avons connues et aimées, les lieux que nous avons visités…etc. Nous sommes nos souvenirs.
En moi il y Florence la petite fille, il y a ma famille, mais aussi toi et toi et toi, et mes endroits secrets, il y a toutes ces fois où j’ai eu envie de me cacher, mais aussi mes joies et mes peines, il y a cette rupture qui m’a démolie à l’aube de mes 20 ans, il y a cette grave maladie qui s’en est prise à mon frère et que nous avons dù gérer, il y a ses fuites en avant, mais il y a aussi mes réussites, mes succès, mes amours, mes migraines et aussi des blessures encore ouvertes aujourd’hui…
Tout ça c’est moi, et je ne veux rien laisser, rien perdre. Pas une miette. Se débarasser de certains de ces souvenirs, trop douloureux encore aujourd’hui, pourrait paraître facile, mais je pense que l’abandon d’une partie de soi est bien plus douloureux encore. Ce sont autant de petites briques de toutes les couleurs qui m’ont façonnées. Ces souvenirs sont à moi, je ne veux pas les donner. Ils m’aident à vivre et à avancer !
Donc pour moi la question en se pose pas.
Je peux cependant comprendre que l’on souhaite “effacer” certains troumatismes trop lourds à porter (accident…), mais encore une fois je ne suis pas vraiment pour la facilité, mais plus pour l’acceptation et le combat.
De toute façon la vie est dure, et c’est ce qui la rend belle. Si tout n’était que facilité (comme ça commence à devenir le cas dans certains domaines), la vie serait terne, lisse, sans couleurs, sans goûts et sans odeurs.
Enfin la vie c’est un risque, un risque pérpétuel. Est-ce que je prends le risque de Vivre intensément et vraiment les choses, au risque de me brûler les ailes et de souffrir ? Je dis oui !
Vivre c’est aimer, souffrir, rire, pleurer, goûter, explorer, tomber, se relever, avancer, se battre, partager, découvrir, déçevoir, grandir…D’ailleurs pour connaître vraiment le bonheur et savoir l’apprécier, ne faut-il pas avoir goûter aussi au malheur ?
Il existent deux techniques \
Bon je recommence : fausse manip sans doute. IL existe deux techniques naturelles qui font ça très bien : l’e.m.d.r. et l’e.f.t.